Une belle application, un numéro français ou un influenceur ne prouvent pas qu’un acteur est autorisé. Vérifiez avant de verser un euro.

L’essentiel en 30 secondes

  • Vérifiez l’entité exacte (raison sociale, pays, numéro d’agrément) dans les registres officiels : REGAFI, ORIAS, listes de l’AMF ;
  • Comparez domaine, téléphone et IBAN avec le registre : les fraudeurs copient le nom de sociétés autorisées ;
  • Signaux d’alerte : rendement « garanti », urgence, paiement en cryptomonnaie, prise de contrôle à distance, frais pour débloquer un retrait ;
  • Déjà payé ? Ne reversez rien, contactez votre banque, conservez les preuves et méfiez-vous des faux cabinets de récupération.

La procédure en cinq minutes

  1. Relevez la raison sociale exacte, le pays, l’adresse et le numéro d’agrément — pas seulement la marque.
  2. Cherchez vous-même l’entité dans les registres officiels adaptés : REGAFI, ORIAS ou listes de l’autorité européenne concernée.
  3. Comparez le domaine internet et les coordonnées avec celles du registre. Les usurpations copient le nom d’une société autorisée.
  4. Consultez les listes noires de l’AMF, tout en sachant que leur absence ne constitue pas une validation.
  5. Appelez via le numéro trouvé dans le registre, jamais celui reçu par message.

Signaux d’alerte

Rendement élevé « garanti » — alors que tout placement comporte un risque —, urgence, bonus conditionné à un nouveau versement, prise de contrôle à distance, paiement en cryptomonnaie, faux impôt pour débloquer un retrait ou refus d’expliquer les frais : arrêtez l’échange.

Si vous avez déjà payé

Ne reversez rien pour « récupérer » les fonds. Contactez immédiatement votre banque, conservez messages, IBAN, transactions et captures, puis signalez les faits aux autorités. Méfiez-vous des faux cabinets de récupération : une victime peut être ciblée une seconde fois.

Exemple d’usurpation

Un interlocuteur utilise le nom d’une société réellement enregistrée et vous transmet son numéro d’agrément. La vérification ne s’arrête pas là : le domaine de son adresse électronique, son site, son téléphone et son IBAN doivent correspondre aux coordonnées officielles. Un fraudeur peut copier un logo et un numéro, mais il contrôle une autre adresse.

Ne cliquez pas sur le registre envoyé par le commercial. Ouvrez vous-même le site de l’AMF, de l’ACPR, de REGAFI ou de l’ORIAS depuis votre navigateur, puis effectuez la recherche.

Les techniques de pression courantes

  • Un conseiller devient insistant dès que vous demandez du temps.
  • Un premier petit retrait sert à créer la confiance avant une demande plus importante.
  • Une interface affiche des gains impossibles à retirer.
  • Un faux service de conformité réclame une taxe, une assurance ou un dépôt supplémentaire.
  • Une célébrité ou un média est utilisé dans une fausse publicité.
  • Le contact vous demande d’installer un logiciel de prise en main à distance.

Une entreprise légitime doit pouvoir expliquer son identité, ses frais, les risques et la procédure de retrait sans empêcher vos vérifications. Pour choisir un intermédiaire autorisé, consultez notre comparatif des courtiers et vérifiez toujours son agrément.

Conserver les preuves utiles

Enregistrez les courriels avec leurs en-têtes, conversations, numéros, adresses de portefeuille, IBAN, relevés, pages du site et publicités. Notez les dates et montants dans l’ordre. Ces éléments peuvent aider la banque et les autorités, même si la récupération des fonds n’est jamais garantie.

Changez les mots de passe compromis, prévenez la banque si un accès à distance a été accordé et surveillez les mouvements. Signalez également l’annonce ou le compte social à la plateforme concernée.

La règle des vingt-quatre heures

Pour toute offre reçue sans l’avoir demandée, imposez au moins une journée sans paiement ni installation. Utilisez ce délai pour vérifier l’entité avec une personne extérieure. Une occasion sérieuse peut supporter une vérification ; une fraude dépend souvent de l’urgence.

Sources officielles

Informations vérifiées le 25/09/2026.

Questions fréquentes

Comment vérifier qu'une société financière est autorisée ?

Relevez sa raison sociale exacte, son pays et son numéro d'agrément, puis cherchez vous-même l'entité dans les registres officiels (REGAFI, ORIAS, listes de l'AMF). Comparez le site, le téléphone et l'IBAN avec les coordonnées du registre.

Quels sont les signaux d'une arnaque financière ?

Un rendement élevé « garanti », l'urgence, un bonus conditionné à un nouveau versement, une prise de contrôle à distance, un paiement en cryptomonnaie, un faux impôt pour débloquer un retrait ou le refus d'expliquer les frais.

Que faire si l'on a déjà payé un escroc ?

Ne reversez rien pour « récupérer » les fonds. Contactez immédiatement votre banque, conservez messages, IBAN, transactions et captures, puis signalez les faits aux autorités. Méfiez-vous des faux cabinets de récupération.

Pourquoi attendre vingt-quatre heures avant de répondre à une offre ?

Une fraude dépend souvent de l'urgence. Une journée sans paiement ni installation laisse le temps de vérifier l'entité avec une personne extérieure ; une occasion sérieuse supporte cette vérification.

Avertissement

Investir comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Cet article a un but purement éducatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé.